samedi, février 04, 2006

Deus in adiutorium meum intende...


... Domine, ad adiuvandum me festina. (Ps 69,2)

La première page ou le premier post de ce blog!

Dieu, viens à mon aide.
Seigneur, hâte-toi de me secourir.

C'est donc par ces paroles qui ouvrent chaque office de la Liturgie des Heures, que je veux, moi aussi, débuter ce Blog!

"Ce n'est pas sans motif que ce verset a été choisi dans tout le livre des Écritures. Il reçoit en effet tous les sentiments qui peuvent affecter l'humaine nature; il peut s'adapter à merveille et comme sur mesure à chaque état et à toutes les tentations. Il contient, à la rencontre de tous les dangers, tantôt une invocation à Dieu, tantôt une confession humble et pieuse, tantôt la vigilance qu'inspirent toujours l'inquiétude et la crainte, tantôt la considération de notre fragilité, l'espoir d'être exaucé, la confiance en un appui toujours présent et à portée, car celui qui invoque toujours son protecteur se montre sûr de l'avoir toujours présent. Il contient tantôt l'ardeur de l'amour et de la charité, tantôt la vue des embuscades de l'ennemi et la crainte, car, dans un siège qui dure le jour et la nuit, on avoue que la libération est impossible sans le secours de son défenseur.
Ce verset, pour tous ceux qui sont poursuivis par les démons, est un mur inexpugnable, une cuirasse impénétrable, un bouclier très fort. Dans le découragement, l'anxiété, la tristesse, quelles que soient les pensées qui nous dépriment, il ne souffre pas que nous désespérions de notre Salut, car il nous montre en celui que nous invoquons quelqu'un qui voit toujours nos luttes et qui ne s'éloigne point de ceux qui le supplient.
Ce même verset rappelle à ceux qui jouissent de consolations spirituelles dans la joie du coeur, qu'ils ne doivent pas s'élever ni s'enfler dans la prospérité. Il atteste que sans la protection divine, nous ne pouvons la retenir, puisqu'il implore de Dieu un secours continuel et même rapide. Oui, ce verset est nécessairement utile à tous et en toutes circonstances. Car qui réclame, toujours et partout, de l'aide montre clairement qu'il a besoin de cette aide divine dans les revers et dans la tristesse comme dans les succès et dans la joie. C'est Dieu qui nous tire de l'adversité, qui prolonge nos avantages
dans les deux cas, l'humaine fragilité ne peut subsister sans son assistance.
"

SAINT JEAN CASSIEN, CONFESSEUR ( 435?)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je suis tombé sur votre blog en tapant "martial maciel" : comment peut on condamner un prêtre pour des fautes très anciennes ! Et le pardon ? et la prescription ?
Le P. Maciel a pu devenir "un homme nouveau" après tant d'années.
"Ils ne t'ont pas condamné... moi non plus."
Que le Maître de la moisson soutienne ceux qui fléchissent ! Et qu'Il chemine avec eux sur le chemin d'Emmaüs.
Deus, in adjutorium meum intende.
Et vive le Christ Roi.

Deo Gratias a dit…

Le fondateur de la congrégation des Légionnaires du Christ, le Mexicain Marcial Maciel, est mort mercredi à l'âge de 87 ans, a annoncé jeudi son site internet.
"Le père Alvaro Corcuera, directeur général, les Légionnaires du Christ et les membres du Mouvement Regnum Christi informent du départ de leur cher père fondateur, le père Marcial Maciel Degollado, pour la patrie céleste", déclare le communiqué publié sur le site www.marcialmaciel.com.
Requiescat in Pace