mercredi, janvier 17, 2007

L'histoire des deux vaches ou "political science"


Trouvé grâce au site Happy Catholic, cette histoire de "science politique" dont je traduis juste une partie :
FRENCH CORPORATION
vous avez deux vaches. Vous faites la grève parce que vous voulez trois vaches. Vous allez déjeuner et boire du vin. La vie est belle!

AMERICAN CORPORATION
vous avez deux vaches. Vous en vendez une, que vous louez de nouveau à vous-même et faites un IPO (?) sur la 2ème. Vous forcez les deux vaches à produire le lait de quatre vaches. Vous êtes étonné quand une vache meurt. Vous passez une annonce aux analystes disant que vous réduisez le personnel et ainsi que vous réduisez vos dépenses. Vos actions montent!

Cette histoire m'en a rappellé une autre, que voici :
SOCIALISME :
Vous avez 2 vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous
partagez le lait.

COMMUNISME :
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en
lait.

FASCISME:
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous vend le
lait.

NAZISME:
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la
brune.

DICTATURE:
Vous avez 2 vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

FEODALITE:
Vous avez 2 vaches. Le seigneur s'arroge la moitié du lait.

DEMOCRATIE:
Vous avez 2 vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE :
Vous avez 2 vaches. Une élection désigne celui qui décide à qui appartient
le lait.

ANARCHIE :
Vous avez 2 vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

CAPITALISME:
Vous avez 2 vaches. Vous en vendez une et vous achetez un taureau pour faire
des petits.

CAPITALISME SAUVAGE :
Vous avez 2 vaches. Vous vendez l'une, vous forcez l'autre à produire comme
quatre, et vous licenciez l'ouvrier qui s'en occupait en l'accusant d'être
inutile.
BUREAUCRATIE:
Vous avez 2 vaches. Le gouvernement publie des règles d'hygiène qui vous
invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer la quantité de
lait que vous avez pu traire de l'autre, il vous achète le lait et il le
jette. Enfin, il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la vache
manquante.

ECOLOGIE:
Vous avez 2 vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achète la
bouse.

CAPITALISME EUROPEEN :
On vous subventionne la première année pour acheter une 3ème vache. On fixe
les quotas la deuxième année et vous payez une amende pour surproduction. On
vous donne une prime la troisième année pour abattre la 2ème vache.

MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE :
Vous tuez une des vaches pour la donner à manger à l'autre. La vache vivante
devient folle. L'Europe vous subventionne pour l'abattre. Vous la donnez à
manger à vos moutons.

CAPITALISME A LA FRANÇAISE :
Pour financer la retraite de vos vaches, le gouvernement décide de lever un
nouvel impôt : la CSSANAB (cotisation sociale de solidarité avec nos amies
les bêtes). Deux ans après, comme la France a récupéré une partie du cheptel
britannique le système est déficitaire. Pour financer le déficit on lève un
nouvel impôt sur la production de lait : le RAB (remboursement de l'ardoise
bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n'y a plus de lait. Les Français
sont dans la rue : " DU LAIT ON VEUT DU LAIT ". La France construit un
lactoduc sous la manche pour s'approvisionner auprès des Anglais. L'Europe
déclare le lait anglais impropre à la consommation. On lève un nouvel impôt
pour l'entretien du lactoduc devenu inutile.

REGIME CORSE
Vous avez deux cochons qui courent dans la forêt. Vous déclarez 200 vaches
et vous touchez les subventions européennes.

dimanche, janvier 14, 2007

Te Deum...

... Laudamus,...
L'hymne du "Te Deum" qui est chanté tous les dimanches aux matines et aussi à toutes les solennités ou pour d'autres occasions de louange et d'action de grâce, continue d'inspirer des compositeurs. Jeanne Barbey apprend la nouvelle de la fondation de l’Abbaye de Lagrasse, elle s’associe à leur entreprise de restauration et compose le TE DEUM pour LAGRASSE (extrait 1 et extrait 2), sa première oeuvre importante. Pour l'avoir écouté, c'est une oeuvre réussie et inspirée nous montrant combien cette prière adressée à Dieu par les anges et la communion des saints peut nous accorder de grandes grâces spirituelles et ... auditives !


PS : j'ajoute un lien sur une émission à propos de la vie de Jeanne Barbey sur KTO

2ème dimanche du temps ordinaire C


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 2,1-11)

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples.

Homélie

Le vin nouveau de la vraie joie

Homélie attribuée à saint Maxime de Turin (+ vers 415)

Homélie 23: PL 57. 274-276

Le Fils de Dieu est donc allé aux noces pour sanctifier par sa présence bénie le mariage qu'il avait institué par une décision souveraine. Il est allé à des noces célébrées selon l'ancienne coutume, en vue de se choisir dans la société des païens une épouse qui resterait toujours vierge. Lui qui n'est pas né d'un mariage humain est allé aux noces. Il y est allé non point pour prendre part à un joyeux banquet, mais pour se révéler par un exploit vraiment admirable. Il est allé aux noces non pour boire des coupes de vin, mais pour en donner. Car, dès que les invités manquèrent de vin, la bienheureuse Marie lui dit: Ils n'ont pas de vin. Jésus apparemment contrarié lui répondit: Femme, que me veux-tu (Jn 2,3-4)?

De telles paroles sont, sans aucun doute, le signe d'un mécontentement. Elles s'expliquent pourtant, à mon avis, par le fait que la mère lui avait signalé d'une manière inattendue qu'on manquait d'une boisson matérielle, alors qu'il était venu offrir aux peuples de la terre entière le calice nouveau de l'éternel salut. En répondant: Mon heure n'est pas encore venue (Jn 2,4), il prophétisait certainement l'heure très glorieuse de sa passion, ou bien le vin de notre rédemption qui procurerait la vie à tous. Car Marie demandait une faveur temporelle, tandis que le Christ préparait une joie éternelle.

Le Seigneur très bon n'a toutefois pas hésité à accorder cette grâce moindre, alors que de grandes grâces étaient attendues. La bienheureuse Marie, parce qu'elle était véritablement la mère du Seigneur, voyait par la pensée ce qui allait arriver et connaissait d'avance la volonté du Seigneur. Aussi prit-elle bien soin d'avertir les serviteurs par ces mots : Faites tout ce qu'il vous dira (Jn 2,5). Sa sainte mère savait assurément que la parole de reproche tombée de la bouche de son fils, le Seigneur, ne cachait pas le ressentiment d'un homme en colère, mais contenait une mystérieuse compassion.

Alors, pour rassurer sa mère déconcertée par cette réprimande, le Seigneur révéla aussitôt son pouvoir souverain. Il dit aux serviteurs qui attendaient: Remplissez d'eau les cuves (Jn 2,7). Les serviteurs, dociles, s'empressèrent d'obéir. Et voici que d'une manière soudaine et merveilleuse, ces eaux commencèrent à recevoir de la force, à prendre de la couleur, à répandre une bonne odeur, à acquérir du goût, et en même temps à changer entièrement de nature. Et cette transformation des eaux en une autre substance a manifesté la présence de la puissance créatrice. Personne, en vérité, hormis celui qui a créé l'eau de rien, ne peut la transformer en une substance destinée à d'autres usages. <>

Il n'y a aucun doute, mes bien-aimés, que celui-là même qui a changé l'eau en vin, lui a donné aussi, à l'origine, la consistance de la neige et la dureté de la glace. Il l'a changée en sang pour les Égyptiens. Pour étancher la soif des Hébreux, il lui a ordonné de couler d'un dur rocher, dont il a fait jaillir, comme du sein d'une mère, une source nouvelle qui a fait vivre une multitude innombrable de, peuples. <>

Tel fut, dit l'Écriture, le commencement des signes que Jésus accomplit. C'était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui (Jn 2,11). La foi des disciples ne s'appliquait pas du tout à ce qui s'accomplissait sous leurs yeux, mais à ce que les yeux du corps ne peuvent voir. Ils ont cru, non que Jésus Christ était le fils d'une vierge, car ils le savaient, mais qu'il était aussi le Fils unique du Très-Haut, ce dont le miracle leur fournissait la preuve.

Voilà pourquoi, mes frères, nous devons croire, nous aussi, de tout notre coeur, que celui-là même que nous appelons le fils de l'homme, est également le Fils de Dieu. Puisqu'il était présent aux noces en tant qu'homme, et qu'il a changé l'eau en vin en tant que Dieu, croyons que non seulement il partage notre nature, mais aussi qu'il est par nature égal au Père, afin que notre Seigneur, dans sa bonté, veuille nous donner à boire, en raison de cette foi, le vin très pur de sa grâce.

Prière

Dieu éternel et tout-puissant, qui régis l'univers du ciel et de la terre: exauce, en ta bonté, les prières de ton peuple et fais à notre temps la grâce de la paix. Par Jésus Christ.

ou bien

Seigneur notre Dieu, ton Fils a fait couler le vin pour la fête car, comme toi, il aime les hommes et ce qui les réjouit. Aide-nous à vivre les réalités quotidiennes en rendant grâce pour la joie que tu nous donnes et en cherchant toujours ta gloire. Par Jésus Christ.

samedi, janvier 06, 2007

Le blog de la semaine...


... est celui du Lapin Bleu qui fête son premier anniversaire ! L'auteur Coolus, est prêtre attaché à la Communauté de la Croix Glorieuse, et exerce son ministère à la paroisse Saint Martin de Bon Secours à Perpignan.

Site dont les dessins humoristiques nous mettront tout de suite de bonne humeur mais surtout, sous couvert d'un "leporidae" ou mammifère à grandes oreilles ou encore lapin bleu, ces dessins et l'auteur nous invitent à nous situer dans notre foi...

Epiphanie du Seigneur (année C)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 2,1-12)

"Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent: "Où est le roi des Juifs qui vient de naître?"
Homélie

L'or, l'encens et la myrrhe

Homélie de Saint Bruno de Segni (+1123)

Sermons sur l'Epiphanie, 1; PL 165, 863-864.

Frères très chers, le dernier verset de la lecture de l'Evangile qui vient de retentir à nos oreilles vise à édifier les fidèles ; les mages, guidés par l'étoile, venant d'Orient jusqu'à Bethléem, entrèrent dans la maison où la bienheureuse Vierge Marie demeurait avec l'enfant ; ouvrant leurs trésors, ils offrirent trois dons au Seigneur : l'or, l'encens et la myrrhe, par lesquels ils le confessèrent vrai Dieu, vrai homme et vrai roi.

Ce sont bien les dons que la sainte Église ne cesse d'offrir à Dieu son Sauveur. Elle offre l'encens lorsqu'elle le confesse et croit en lui comme étant le véritable Seigneur, créateur de l'univers; elle offre la myrrhe lorsqu'elle affirme qu'il a pris la substance de notre chair, dans laquelle il a voulu souffrir et mourir pour notre salut; elle offre l'or quand elle n'hésite pas à proclamer qu'il règne éternellement avec le Père et l'Esprit Saint. <>

Cette offrande peut recevoir un autre sens mystique. L'or signifie la sagesse céleste selon Salomon: Le trésor le plus désirable se trouve dans la bouche du sage (Pr 21,20). Et ailleurs: Les lèvres du juste redisent la sagesse (Ps 36,30). L'encens y symbolise la prière pure, selon le Psalmiste: Que ma prière, Seigneur, s'élève devant toi comme un encens (Ps 140,2). Car, si notre prière est pure, elle exhale vers Dieu un parfum plus pur que la fumée de l'encens; et de même que cette fumée monte vers le ciel, ainsi notre prière se dirige vers le Seigneur. La myrrhe symbolise la mortification de notre chair.

Donc nous offrons l'or au Seigneur lorsque nous resplendissons devant lui par la lumière de la sagesse céleste. <> Nous lui offrons de l'encens lorsque nous élevons vers lui une prière pure. Et de la myrrhe lorsque, par l'abstinence, mortifiant notre chair avec ses vices et ses convoitises (Ga 5,24), nous portons la croix à la suite de Jésus.

Prière

Aujourd'hui, Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations, grâce à l'étoile qui les guidait; daigne nous accorder, à nous qui te connaissons déjà par la foi, d'être conduits jusqu'à la claire vision de ta splendeur. Par Jésus Christ.

samedi, décembre 30, 2006

Quel beau cadeau de Noël...


Réciter les offices des laudes, tierce / sexte / none / vêpres en latin / français pour chaque jour : c’est à nouveau possible sur le site de la Schola Saint Maur... (lire la suite...)

Les Anges de Raphaël...

... sont un détail de la partie inférieure d'une peinture de Raphaël représentant la Madone de Saint Sixte, éxécutée vers 1513. On appelle aussi ces anges, "les angelots rêveurs" !

vendredi, décembre 29, 2006

Le blog de la semaine...

... est celui de Bénédictus, oblat de Saint Benoît, lié à l'abbaye de Fontgombault. Ce blog est très dense par son nombre de posts, du contenu, des thèmes et des commentaires de son auteur. Nous souhaitons à son auteur en ce temps de Noël, la joie des anges dans le ciel, l'admiration enthousiaste des bergers, la bienveillance de Saint Joseph, la contemplation de Notre Mère Marie et l'Amour de Jésus-Christ... puer natus est !

Aider une enfant dans le besoin...

Dans ce temps de Noël, et juste après avoir fêté les Saints Innocents, voici un message des "Knights of Columbus" ou Chevaliers de Colomb : "Help a child in need"...


Chansons de Noël

Trouvé via le blog de "Cor ad Cor loquitur", la chanson "Douce Nuit, Sainte Nuit" chantée par Enya en Gaëlic :



Et celle-ci, "O little Town of Bethlehem" chantée par Sarah McLachlan :

jeudi, décembre 28, 2006

Mort de certains blogs


Parmi mes blogs référencés, vous avez pu vous apercevoir qu'il en existe beaucoup qui ne sont plus à jour ou bien qui n'existent plus tout simplement, alors il est temps de faire le ménage :

  • "Par Lui, avec Lui et en Lui", très bon blog de l'abbé Benoit, qui a émigré vers ce Blog "Adventus" en tant que contributeur.
  • "Soleil d'Hiver" qui nous laisse un simple Adieu...
  • Le blog de l'abbé Richard Depairon, qui nous laisse un faux lien vers son soi-disant nouveau site !
  • Et le blog d'une italienne fan de Benoit XVI, qui a même supprimé son blog qui parlait (car il avait un accent) si bien de Benoit XVI
Il y aussi quelques blogs anglo-saxon que je ne lis plus et qui sont peu mis à jour :

Fête des Saints Innocents...


... fleurs des martyrs !

Voici deux extraits, relatant des écrits de saints à propos des saints innocents :

- celui de l'abbé Jaud, dans son livre "Vie des saints pour tous les jours de l'année"

- celui de Sainte Catherine de Sienne dans sa lettre (n°98) aux religieux de Cervaia, à propos des trois sortes de baptême qui nous sont donnés par Jésus-Christ :

"Vous savez qu'il sortit du sang et de l'eau; l'eau était pour le saint baptême que reçoivent les chrétiens, et qui donne la vie et la forme de la grâce. L’éternelle Bonté, par les mérites du sang de l'Agneau, a pourvu aussi aux besoins de notre ignorance et de notre misère. Et pour ceux qui ne peuvent recevoir le baptême de l'eau, il y a le baptême du sang et du feu, parce que leur sang répandu pour Dieu devient un baptême, comme il l'a été pour les saints Innocents. Cette efficacité vient du sang du Fils de Dieu; le sang des martyrs n'a de valeur que par son sang. Mais nous, pauvres misérables chrétiens, qui avons reçu la grâce, pourquoi notre coeur si froid et si plein d'amour-propre ne s'applique-t-il pas à contempler ce feu d'ineffable amour et cette Providence infinie. Par le péché nous avions perdu la grâce et la pureté reçue dans le saint baptême, dont l'excellence est si grande qu'on ne peut le recevoir qu'une fois; et Dieu a établi un baptême de sang et de feu que nous pouvons recevoir sans cesse."



mardi, décembre 26, 2006

Le petit Ange de Noël

Il était une fois un petit ange plein de cœur mais terriblement fantaisiste. Un beau jour il avait enfoncé son auréole sur sa tête, avait retroussé sa longue robe de paradis et profitant d’une distraction de Saint Pierre, il était parti à travers le grand ciel étoilé.

Il se promena ainsi quelque temps parmi les étoiles du ciel, et arriva un beau matin sur la terre. Très intéressé par cette nouveauté, il prit un joli chemin à travers la campagne et voilà qu’au coin d’un bois, il rencontra un petit garçon qui pleurait.

- « Pourquoi pleures-tu ? » lui demanda-t-il.

- « J’ai cassé la roue de ma brouette. Je ne peux pas la réparer ».

- « Si tu prenais mon auréole pour la réparer », suggéra le petit ange compatissant.

- « Je veux bien » dit l’enfant.

L’auréole fut mise en place. C’était parfait et le petit garçon repartit en chantant.

« Je vais me faire gronder par Saint Michel » pensa le petit ange en soupirant. « Tant pis ! » Et il poursuivit son chemin. Près d’un étang, il découvrit une oie sauvage qui essayait de reprendre son vol. Mais une de ses ailes était cassée et traînait lamentablement à ses côtés.

- « Comment t’es-tu cassé l’aile ? » demanda l’angelot.

- « C’est un chasseur qui a tiré sur moi et je suis tombée. Jamais je ne pourrai retourner dans mon pas. »

- « Prends donc une de mes ailes » proposa le petit ange, sans pense que lui-même ne pourrait plus retourner au paradis.

Et l’oie sauvage prit la belle aile de Paradis et s’envola en criant : »Merci, merci, merci ! »

Un peu gêné de n’avoir qu’une aile, l’angelot la cacha dans un pli de sa robe.

- « On ne voudra plus de moi dans le chœur des anges » pensa-t-il un peu anxieux.

Mais, il continua son chemin et arriva près d’un village. A la fontaine, une vieille femme emplissait une cruche d’eau.

- « Si j’avais une aile d’ange » soupirait-elle, « Si j’avais une aile d’ange, tout semblerait plus léger. »

S’approchant tout doucement par derrière, l’angelot accrocha son aile déraillée au fichu de la vieille qui se redressa soudain et partit allègrement en s’exclamant :

- « Est-ce Dieu possible ? Je retrouve ma jeunesse. »

Le petit ange pouffa de rire.

- « Voilà un bon tour ! Mais à présent je n’ai plus d’aile. Ce n’est pas grand choses un ange sans aile et sans auréole » et il devint tout triste.

Mais, à la dernière maison du village, il aperçut un gros chien qui se jetait furieusement sur trois enfants apeurés.

- « En voilà une vilaine bête ! Viens ici ! ordonna l’angelot.

Le chien n’osa pas désobéir à un ange, même sans auréole et sans aile. Il avança, l’ai penaud. Le petit ange prit sa belle ceinture d’or et attacha le chien à un anneau de la maison. Il sourit aux enfants et partit sous leurs yeux étonnés, dans la nuit qui commençait à venir.

Tout seul à travers la campagne, dans une grande robe blanche, il erra longtemps sans savoir où aller. Il devait être minuit quand il entendit des chants et vit dans le ciel une belle lumière.

- « Des anges ! On me cherche » pensa-t-il effrayé.

- « Gloire à Dieu au plus haut des cieux », chantaient les anges.

- « Qu’est-ce qui se passe ? se demanda le petit ange aussitôt rassuré.

Et, sans savoir comment, il arriva à la crèche. Du premier coup d’œil il comprit tout et rougit de lui-même.

- « Est-ce qu’on pardonne à un ange fantaisiste qui donne son auréole, ses ailes et sa belle ceinture d’or ? » Tout honteux il se cacha parmi les bergers.

- « Je n’ai même pas un mouton » songeait-il.

Il y eut quelques chuchotements.

- « Une drôle de robe… Ce n’est pas un berger… Peut-être un ange ?… Mais non, les vrais ont une auréole des ailes et une belle ceinture d’or… Il n’a pas de cadeaux que fait-il ici ? »

Le petit ange baissa la tête, rouge de confusion. La Vierge Marie voyant son embarras, alla le prendre par la main et l’amena près de la crèche.

- « Explique-lui tout, Il te comprendra. » Et Elle lui montra l’Enfant Jésus.

- « Mon Dieu, je me suis sauvé du paradis, J’ai donné mon auréole, mes ailes et ma belle ceinture d’or, je ne suis plus digne d’être un ange. »

L’Enfant Jésus sourit au petit ange en larmes et lui posa sa main divine sur la tête et ce fut merveilleux. Une belle auréole neuve se mit à luire autour de la tête de l’angelot, des ailes lui repoussèrent dans le dos et une belle ceinture d’or retint de nouveau la robe blanche.

- « Je crois, dit la Vierge Marie, que tu seras l’ange de Noël. Et puisque tu aimes tant voyager et faire des cadeaux, une fois par an, le 25 décembre, tu pourras quitter le Paradis et aller remplir les souliers des enfants des hommes. »

Le petit ange n’en revenait pas. C’était vraiment une grande nuit.

Encore tout étourdi de tant de grâces, il fit ses adieux à l’Enfant Jésus et à sa Mère et partit dans la nuit remplir ses nouveaux devoirs.

Ce n’est qu’au petit matin qu’il rentra au Paradis pour être accueillit par les grands anges du ciel.

- « C’est tout de même bon de se retrouver chez soi » pensa le petit angelot, et il affermit sa belle auréole neuve sur sa tête, en battant un peu des ailes.


dimanche, décembre 24, 2006

Christus natus est...

Hodie Christus natus est

Aujourd'hui le Christ est né

Hodie Salvator apparuit:

Aujourd’hui le Sauveur est apparu

Hodie in terra canunt Angeli,

Aujourd'hui sur la terre chantent les Anges

Laetantur Archangeli:

Se réjouissent les Archanges,

Hodie exsultant justi, dicentes:

Aujourd'hui les justes dans l'allégresse répètent :

Gloria in excelsis Deo, alleluja.

Gloire à Dieu au plus haut des cieux.

Antienne du Magnificat des Vêpres de Noël


Nativité (antiphonaire) - FRANCESCO DI GIORGIO MARTINI (1460) - Museo del Duomo à Chiusi

Noël, c’est la naissance de cet enfant divin à Bethléem,
qui nous apporte en ses petites mains
le secret de la paix pour l'humanité.
C'est lui le Prince de la paix !
Voici la joyeuse nouvelle qui a retenti cette nuit-là à Bethléem
et que je veux redire au monde
en ce jour béni.
Écoutons de nouveau les paroles de l'ange :
"
Voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle,
une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David.
Il est le Messie, le Seigneur
" (Lc 2, 10-11).

mardi, novembre 21, 2006

La présentation de la Vierge Marie



En ce 21 novembre, nous fêtons la Solennité de la présentation de la Vierge Marie, patronne principale de la Compagnie de Saint Sulpice. En effet, monsieur Jean-Jacques Olier avait donné au Séminaire la très Sainte Vierge Marie pour première patronne. Il avait choisi comme fête principale de la maison celle de la Présentation au Temple. Célébrée en Orient depuis la fin du VIIe siècle, elle honore le don que Marie avait fait d'elle-même à Dieu avant l'annonciation.

La Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice l'a toujours retenue comme sa principale solennité, voyant dans la consécration plénière de la Vierge Marie le modèle de l'engagement sacerdotal.

lundi, novembre 20, 2006

Comment être Curé aujourd'hui...


... ou "la quadrature du cercle" !


S'il prêche plus de dix minutes, … il n'en finit pas !

S'il fait court, … il est superficiel !

S'il est en soutane, ou en clergyman, … il est intégriste ou psychorigide !

S'il est en civil, … il a peur de montrer qu'il est prêtre !

S'il parle de contemplation de Dieu, … il plane !

S'il aborde les problèmes sociaux, … il vire à gauche !

S'il va travailler en usine, … c'est qu'il n'a rien à faire !

S'il reste en paroisse, … il est coupé du monde !

S'il marie et baptise tout le monde, … il brade les sacrements !

S'il devient plus exigeant, … il veut une église de "purs" !

S'il reste à la cure, … il ne voit personne !

S'il fait des visites, … il n'est jamais au presbytère !

S'il réussit auprès des enfants, … il a une religion de gosse !

S'il va voir les malades, … il a du temps à perdre et il passe à côté des problèmes de son temps !

S'il fait des travaux à l'église, … il jette l'argent par les fenêtres !

S'il ne fait rien, … il laisse tout à l'abandon !

S'il collabore avec son conseil paroissial, … il se laisse mener par le bout du nez !

S'il n'en a pas, … il est trop personnel !

S'il sourit facilement, … il est trop familier !

Si, distrait ou préoccupé, il n'a pas vu quelqu'un, … il est trop distant !

S'il est jeune, … il n'a pas d'expérience !

S'il est âgé, … il devrait prendre sa retraite !

Bon courage, Monsieur le Curé !!

lundi, octobre 30, 2006

Retour de Vezelay...


(Cliquez dessus pour agrandir les photos prises par JF Gigand)

Voilà un beau pélerinage (même s'il fut un peu court !) qui s'achève. Le pélerinage des Routiers Scouts d'Europe à Vezelay a été bien validé par une belle pluie fine la journée du dimanche. La veille, la veillée d'adoration, où de nombreux jeunes sont allés se confesser, a été animée par moins de musiciens que les années précédentes mais l'atmosphère de prière et la beauté de ces quelques images vous persuaderont qu'elle fut réussie.
L'ensemble des pénitents, une fois l'absolution reçue, apportait une veilleuse qui allait constituer avec de nombreuses autres le Sacré Coeur de Jésus. Au départ, il n'y avait pas de dessin prévu (contrairement aux autres années !), et c'est donc par une décision commune des quelques séminaristes, qu'a été édifié ce Sacré Coeur, nous rappelant ces quelques mots de Jean-Paul II :

"J'invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Coeur de Jésus, en l'adaptant à notre temps, pour qu'ils ne cessent d'accueillir ses insondables richesses, qu'ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints (cf. Litanies du Sacré-Coeur)."

Jean-Paul II, extrait de la Lettre adressée aux pèlerins de Paray-le-Monial et envoyée aux évêques de France, 4 juin 1999.

vendredi, octobre 27, 2006

Départ à Vezelay...


... pour le 31ème pélerinage des routiers (Fédération du Scoutisme Européen) qui a déjà commencé depuis jeudi.
Cette année, le thème est : "Seigneur apprends-nous à prier"

Voilà quelques photos et une video du pélerinage de l'année dernière.

jeudi, octobre 26, 2006

De quel mouvement d'art êtes-vous ?

You Are Romanticism

You are likely to see the world as it should be, not as it is.
You prefer to celebrate the great things people do... not the horrors they're capable of.
For you, there is nothing more inspiring than a great hero.
You believe that great art reflects the artist's imagination and true ideals.

Discussion avec Marie...

« En vérité, je vous le déclare, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, non, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. Celui-là donc qui se fera petit comme cet enfant, voilà le plus grand dans le Royaume des cieux. » (Mt 18,3)

Source


mardi, octobre 24, 2006

Me Voici !


Dunstan, Frédéric, Jacques et François-Xavier
on été admis comme candidat au sacerdoce
le Samedi 21 octobre 2006.
Ils confient leur discernement et leur vocation
à votre prière et vous assure la leur de tout cœur.

lundi, octobre 16, 2006

ADMISSION

Ce samedi, je vais être admis comme candidat au sacerdoce. C'est une première étape vers le sacerdoce.

L'Eglise par une église particulière (en l'occurence celle du diocèse d'Evry-Corbeil-Essonne) reconnait que vous avez les qualités requises pour poursuivre une formation vers le ministère presbytoral : les caractéristiques sont celles d'une personne équilibrée et mûre du point de vue humain et chrétien. La personne en question doit être soucieuse de découvrir les exigences de la vocation sacerdotale et d'y satisfaire.
Pour être "admis", il faut aussi en faire une demande à l'évêque, (Mgr Dubost, pour moi!) en la motivant ! Je vous en livre l'essentiel sur mon blog Deo Gratias !

Mon admission comme candidat au sacerdoce
aura lieu le samedi 21 octobre 2006,
au cours d'une messe à 10h30
dans la chapelle du séminaire de Saint Sulpice
d'Issy-les-Moulineaux
présidée par Mgr Nourrichard, évêque d'Evreux.


"Avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais; avant que tu ne sortes de son ventre, je t'ai consacré; je fais de toi un prophète pour les nations." Jr 1,5

In Memoriam...


Comme nous le signale le blog Notre Dame des Neiges, c'était un 16 octobre 1978 que Jean-Paul II nous était donné comme Pape ! DEO GRATIAS !
Je vous donne cette citation de Jean-Paul II qui demeure très actuelle... :
"La foi et la raison sont comme les deux ailes grâce auxquelles l'esprit humain peut s'élever à la contmplation de la vérité - le désir de Le conaître -, de sorte qu'en connaissant et en aimant Dieu, les êtres humains en arrivent aussi à connaître toute la vérité sur eux-mêmes."

Le blog de la semaine...

C'est un nouveau blog créé par un prêtre du diocèse de Rouen, Guilhem J., parti avec quelques autres prêtres et diacres étudier pour un semestre à l'Ecole Biblique et Archéologique de Jérusalem. Il livre ici, les récits et les voyages qu'ils peuvent faire en Terre Sainte. Dans un de ses derniers posts, il nous montre un peu ce que l'on peut voir de la situation, et ce mur dit "de la honte" à Betlhéem et environs. Il y a de nombreuses photos, à vous de choisir entre celle-ci et celle-là

vendredi, octobre 13, 2006

Sur « la forme extraordinaire du rite romain »



Zenit vient d'écrire un article sur le projet d'un "motu proprio" afin de faciliter la célébration selon le rite de saint Pie V. Cela fait longtemps que l'"on" en parle dans beaucoup d'organes de presse... celui de Zenit n'est pas le VIS, mais il faut reconnaître qu'il a suffisamenet de crédit pour que nous puissions publier l'intégralité de cet article :

"Pour faciliter la célébration selon le rite S. Pie V, le pape Benoît XVI s’apprêterait à publier un « motu proprio » sur ce que le pape appelle « la forme extraordinaire du rite romain » : la presse italienne apporte chaque jour des précisions.

Selon le « Corriere della Sera » de ce 12 octobre par exemple, le pape souhaiterait que les évêques puissent accorder l’indult pour la célébration de la messe selon le rite S. Pie V – précisément, l’utilisation des livres liturgiques de 1962, donc, d’avant le concile – si un groupe de 30 fidèles le demandent.

Le texte serait presque prêt, mais devrait encore faire l’objet de mises au point, notamment en lien avec la congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, dont le préfet est le cardinal Francis Arinze, et avec la Commission pontificale « Ecclesia Dei », présidée par le cardinal Dario Castrillon Hoyos. La célébration selon le rite S. Pie V serait autorisée un peu à l’instar des différents rites catholiques de cultures différentes, en Inde, en Afrique, ou même le rite ambrosien de Milan.

Actuellement, l’indult du pape Jean-Paul II, de 1984, prévoit que l’on adresse à l’évêque du lieu une demande pour pouvoir célébrer selon l’ancien rite. A l’évêque de décider s’il l’accorde ou non. Dans les nouvelles dispositions, l’évêque, commente le « Corriere », ne pourrait pas opposer de refus mais aurait la charge de réglementer la célébration quant par exemple à l’horaire, à l’autel, à l’église.

Rappelons que la question a été l’un des sujets abordés par les cardinaux lors du consistoire du 23 mars dernier : une vingtaine d’interventions auraient suggéré d’élargir les permissions actuelles aux fidèles et aux prêtres qui accepteraient l’autorité du concile œcuménique Vatican II.

Rappelons que Benoît XVI a déclaré dès le début de son pontificat que l’une des priorités de son ministère serait l’unité de l’Eglise.

Récemment, le cardinal Jean-Pierre Ricard évoquait l’institution de l’Institut du Bon Pasteur dans le diocèse de Bordeaux, avec la permission de célébrer dans ce rite, comme une « main tendue » de Benoît XVI vers les traditionalistes.

Et pour sa part, le secrétaire de la congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, Mgr Malcolm Ranjith, Indien, a évoqué cet institut, dans un entretien accordé au mensuel italien « Trenta Giorni », comme un signe de la « disponibilité » du pape à écouter les fidèles attachés à l’ancienne liturgie. Mais justement, cet institut a également accepté la nouvelle liturgie, qui peut être célébrée en latin comme dans les différentes langues vernaculaires.
ZF06101204"

jeudi, octobre 12, 2006

Fête de la dédicace de l'Abbaye Saint Pierre de Solesmes


Aujourd'hui, comme nous le rappelle le blog de Greg, c'est la fête de la dédicace de l'Abbaye Saint Pierre de Solesmes. En ce jour, je vous laisse une parole de Dom Guéranger sur l'Eglise :
"L'Eglise est le royaume de Dieu ; car c'est en elle et par elle que Dieu va règner sur la terre. Le Verbe divin a revêtu notre chair ; il s'est donné à voir, à entendre, à toucher ; et s'adressant aux hommes, il les a organisés en Eglise visible, parlante et palpable. Je suis l'homme le plus facile à vivre, je m'arrangerais avec n'importe qui, mais quand on attaque l'Eglise et que j'ai ma plume, je frappe sans ménagement. C'est le service de la sainte Eglise qui importe, et il est très indifférent que cela vienne par moi ou par d'autres, pourvu que cela vienne ! Heureux celui qui prie avec l'Eglise."

"Proposer la Bonne Nouvelle sous toutes ses formes"


Dans une lettre au président du conseil pontifical pour les Communications sociales, Mgr John Patrick Foley, à l'occasion du Congrès mondial des télévisions catholiques qui se tient en Espagne, à Madrid, du 10 au 12 octobre, le cardinal Bertone invite à utiliser « sans crainte » la technologie, mais aussi « avec foi et avec espérance », pour assurer dans le monde télévisuel une « présence » chrétienne « créative et professionnelle ».

Ce sera, ajoute le cardinal Bertone, en citant implicitement la devise du pape Benoît XVI « être des coopérateurs de la vérité », c’est-à-dire « proposer la Bonne Nouvelle dans toutes les formes » du langage audiovisuel, et « témoigner de la beauté de la création ».

La bible en "jeu-video" ?


Aujourd'hui, presque tous les enfants jouent de temps à autre à l’un ou l’autre jeu informatique et près des deux tiers des enfants y jouent quotidiennement.
Alors, est-ce que la bible est proposé en format ludique ?
Il existe au moins deux jeux, non-commercialisés en france ! L'un, intitulé "the Bible game", qui ressemble un show télévisé avec 1000 questions sur l'ancien testament et l'autre, intitulé "The Holy Bible", qui n'est pas vraiment un jeu mais la "World English Bible 2006".

mardi, octobre 10, 2006

« option préférentielle pour la culture de la vie »


Le groupe international de gynécologues et obstétriciens catholiques « Mater Care International » (MCI) [« Sa mission est d’insuffler la ‘vie’ dans la pratique médicale et par conséquent de veiller à la santé des mères »] organise du 11 au 15 octobre au Vatican une session de travail sur le thème : « La dignité de la maternité et la pratique de l’obstétrique et de la gynécologie. Un défi au statu quo ».

"ces quarante dernières années, en dépit d’une profonde connaissance du caractère humain de l’enfant à naître grâce au développement du foetus suivi à travers l’écographie, des changements fondamentaux se sont produits dans la manière dont les obstétriciens considèrent la maternité et les enfants à naître, vus comme une chose pouvant être arbitrairement détruite ».

« Alors que la médecine moderne et l’attention des obstétriciens ont permis d’éradiquer presque complètement la mortalité maternelle et de réduire fortement la mortalité périnatale, dans le monde développé, les décès pendant la grossesse et au moment de la naissance dans les pays en voie de développement ont atteint des chiffres sans précédent », soulignent les gynécologues et obstétriciens catholiques.

« Actuellement, ajoutent-ils, l’avortement est au centre des programmes internationaux de santé ».

« Dans les pays développés, on promeut l’avortement comme une solution aux problèmes sociaux, si bien que de nombreux hôpitaux font plus d’avortements que d’accouchements ».

« L’ironie est que dans les pays en voie de développement, les programmes de santé désignés par l’euphémisme ‘programmes de santé reproductive’, sont promus pour réduire la mortalité maternelle en supprimant l’enfant à naître ».

« Ainsi, l’avortement se poursuit dans les pays en voie de développement comme dans les pays développés, poursuit le communiqué. Ces politiques naissent d’une pauvreté de pensée et d’une pauvreté concrète, mais en dernier ressort, d’un manque d’amour ».

« La réponse à la question si c’est un être humain qui est conçu, est évidente – affirme « Mater Care International ». La vraie question n’est pas ‘quand commence la vie humaine ?’ mais ‘quelle valeur donne-t-on à la vie humaine à son commencement’ » ?"

ZF06100908
(Source ZENIT)

1.118 à 1 !


L’Obsevateur du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations unies à Genève, Mgr Silvano Tomasi a expliqué au micro de Radio Vatican que « le problème des resources nécessaires pour faire face au nompbre croissant des personnes qui ont besoin de protection est un des points les plus débattus » en ce moment [...]
A l’ONU, Mgr Tomasi a évoqué le transfert des dépenses militaires à l’aide humanitaire pour ces populations.

« J’ai voulu utiliser la confrontation avec la croissance des dépenses pour les armements pour affirmer : « Mettons dans la balance aussi les souffrances de cette humanité déracinée et voyons comment résoudre leur problème ». De 1996 à 2005, les dépenses militaires ont augmenté de 34 %, et l’on est arrivé l’an dernier à une dépense de 1.118 milliards de dollars, un chiffre incroyable que l’on a parfois du mal à imaginer. Alors que le budget annuel de l’UNHCR est seulement d’un milliard de dollars. Nous devons donc voir où sont les priorités de la communauté internationale, comment chercher à faire grandir la conscience du devoir d’être plus solidaires avec les personnes qui souffrent. Nous devons tenir compte des exigences de la sécurité, mais pas de façon aussi déséquilibrée ». [...]

ZF06100906
(Source ZENIT)

Revue de presse ?


Une question importante : faut-il donner un caractère informatif sur notre blog ? Faut-il relater des informations que nous pouvons lire sur des organes de presse, d'autres blogs et autres sites ?

Maintenant, pour mettre l'accent sur certaines situations et inviter à une réflexion, nous désirons faire-part d'informations que nous trouvons utiles à notre réflexion ; il est donc possible que nous recopions vulgairement des articles (en citant les sources !) afin que plusieurs lecteurs réguliers de ce blog (qui ne font pas toujours l'effort de consulter la centaine de liens sur la colonne de gauche !) puissent profiter d'une sélection de lectures qui peuvent nous amener à une réflexion... Nous souhaitons aussi que vous puissiez y réagir dans les commentaires.

Bien entendu, il ne s'agira pas de faire une liste exhaustive de tous les articles et évènements de ce qui fait l'actualité mais plutôt, d'en faire une sélection afin que certains d'entre vous puissent se tenir au courant de la vie de l'Eglise catholique !

Mais ce blog restera personnel dans le sens où notre sélection est subjective !

Saint Jérôme, patron des bloggeurs, priez pour nous !

dimanche, octobre 08, 2006

27ème dimanche du temps ordinaire B


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 10,2-16)

Un jour, des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient: "Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme?"

Homélie

Le mystère de l'Epoux et de l'Epouse

Homélie de Jacques de Saroug (+ 521) sur le voile de Moïse

Version remaniée de la traduction publiée dans P. Guéranger, L'année liturgique, t. 3, 1950, 1023-1025.

Dans ses desseins mystérieux, le Père avait préparé une Épouse pour son Fils unique et il la lui avait présentée sous les figures de la prophétie. <> Moïse parut. Il traça d'une main experte une image de l'Époux et de l'Épouse et la recouvrit aussitôt d'un voile. Il écrivit dans son livre que l'homme quitterait son père et sa mère pour s'attacher à sa femme de sorte que les deux ne fassent réellement plus qu'un. Le prophète Moïse nous a parlé en ces termes de l'homme et de la femme pour annoncer le Christ et son Église. Avec l'oeil perçant du prophète, il contempla le Christ devenant un avec l'Église grâce au mystère de l'eau. Il vit le Christ attirer à lui l'Église dès le sein virginal, et l'Église attirer à elle le Christ dans l'eau du baptême. L'Époux et l'Épouse furent ainsi totalement unis d'une manière mystique : voilà pourquoi Moïse écrivit que les deux ne feraient plus qu'un. Moïse, le visage voilé, contempla le Christ et l'Église; il appela l'un "Homme" et l'autre "Femme", pour éviter de montrer aux Hébreux la réalité dans toute sa clarté. <>

Après la célébration de leurs noces, Paul vint. Il vit le voile étendu sur leur splendeur, et l'ôta pour révéler le Christ et son Épouse au monde entier. Il montra que c'était bien eux que Moïse avait décrits dans sa vision prophétique. Exultant d'une joie divine, l'Apôtre proclama: Ce mystère est grand (Ép 5,32). Il fit connaître ceux que le prophète avait désignés d'une manière voilée sous les figures de l'Homme et de la Femme. "Je le sais, dit-il, c'est le Christ et son Église qui ne sont plus deux mais un seul" (cf. Ép 5,31). <>

Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que l'Église au Fils de Dieu. Quel autre époux que notre Seigneur mourut jamais pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un crucifié? Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui qui mourut sur la croix et scella son union nuptiale par ses blessures? Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée? A quelle autre fête, à quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain, le corps de l'époux?

La mort sépare les épouses de leurs maris, mais ici elle unit l'Épouse à son Bien-aimé. Il mourut sur la croix, laissa son corps à sa glorieuse Épouse, et maintenant, à sa table, chaque jour, elle le prend en nourriture. <> Elle s'en nourrit sous la forme du pain qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul.

Prière

Seigneur notre Dieu, tu es fidèle à tes promesses et ton amour ne se reprend pas. Sois béni d'avoir fait du couple humain une image de ta tendresse pour l'Église! Augmente chez les époux le sens de la grandeur de leur union, et rends-nous toujours fidèles à ton Alliance. Par Jésus Christ.

Quelle ville européenne êtes-vous ???

Trouvée sur le site de 4hischurch, j'ai trouvé ce questionnaire court et amusant !
You Belong in Paris

You enjoy all that life has to offer, and you can appreciate the fine tastes and sites of Paris.
You're the perfect person to wander the streets of Paris aimlessly, enjoying architecture and a crepe.

mercredi, octobre 04, 2006

L'Evêque en visite de secteur...

Mgr l'Evêque est en tournée. Vicaire épiscopal devant, équipe de laïcs en responsabilité derrière, la voiture de l'évéché l'emporte rapidement vers la réunion au cours de laquelle il doit présenter le nouveau secteur inter-paroissial de la Combe-aux-Illusions.

Pour cette journée mémorable, Mgr l'Evêque a mis un habit ordinaire qui fait très ordinaire: un complet-veston gris de cadre légèrement supérieur, un col roulé, une petite croix sur le revers du veston.

Sur ses genoux repose une pile de documents importants qu'il regarde tristement.
Mgr l'Evêque regarde tristement sa pile de documents importants: il songe aux paroles qu'il va falloir prononcer tout à l'heure devant les quelques fidèles de la Combe-aux-Illusions:
- Chers amis du secteur paroissial...
Mais il a beau tortiller la croix qui est sur le revers de son veston et répéter vingt fois de suite:
- Chers amis du secteur paroissial... la suite du discours ne vient pas.
La suite du discours ne vient pas... Il fait si chaud dans cette voiture!... A perte de vue, la route de la Combe-aux-Illusions poudroie sous le soleil d'été... l'air est embrasé... et sous les ormeaux du bord du chemin, tout couverts de poussière blanche, des milliers d'insectes se répondent d'un arbre à l'autre...

Tout à coup Mgr l'Evêque tressaille. Là-bas, au pied d'un coteau, il vient d'apercevoir une petite chapelle qui semble lui faire signe.
La petite chapelle semble lui faire signe!
- Venez donc par ici, Monseigneur; pour composer votre discours, vous serez beaucoup mieux sous mes voûtes que dans votre voiture...
Mgr l'Evêque est séduit; il descend de sa voiture et dit à ses gens de l'attendre, qu'il va composer son discours dans la fraîcheur de la chapelle.

Dans la chapelle il y a le calme, quelques statues anciennes qui semblent interminablement prier en silence, et une lumière douce qui filtre à travers les vitraux que tentent vainement d'escalader quelques insectes prisonniers... Quand ils ont aperçu Mgr l'Evêque avec son complet-veston gris de cadre légèrement supérieur, son col roulé, sa petite croix sur le revers du veston et sa pile de documents importants sous les bras, les oiseaux ont eu peur et se sont arrêtés de chanter, les statues ont cessé da bavarder avec le Bon Dieu, et les insectes n'ont plus osé faire de bruit contre les vitraux... Tout ce petit monde-là n'a jamais vu d'évêque, et se demande à voix basse quel est ce monsieur habillé d'une façon quelconque. A voix basse, sous les voûtes, on se demande quel est ce monsieur en complet gris...

Pendant ce temps-là, Mgr l'Evêque, ravi du silence et de la fraîcheur de la chapelle, enlève sa veste, pose ses documents importants à côté de lui et s'assied sur un banc tout près de l'autel abandonné; puis il ouvre sur ses genoux une pochette plastifiée et en tire une feuille de papier.
- C'est un artiste! souffle Ste Anne représentée protégeant sa fille Marie et son petit-fils Jésus.
- Non, dit le Curé d'Ars en levant les yeux au ciel, ce n'est pas un artiste, puisqu'il a un complet-veston gris; c'est plutôt un envoyé de la commission des monuments historiques.
- C'est plutôt un simple voyageur, dit Ste Agathe qui, venant d'Italie, connaît bien les touristes.
- Ni un artiste, ni un envoyé de la commission des monuments historiques, ni un voyageur interrompt la Vierge Marie, qui connaît bien les jardins de presbytères où elle fut autrefois placée par de bons curés... Je sais ce que c'est : c'est un évêque!

Et tout la chapelle va chuchotant:
- C'est un évêque! C’est un évêque!
- Comme il a l'air fatigué! remarque S. Joseph tenant un lys à la main et qui s'y connaît en fatigue à force d'avoir durement travaillé le bois.
Les fleurs qu'une pieuse main anonyme a disposé sur l'autel demandent:
- Est-ce que c'est méchant?
- Est-ce que c'est méchant? demandent les fleurs.
La Sainte Vierge répond:
- Pas du tout!

Et sur cette assurance, les statues se remettent à bavarder, les insectes à escalader les vitraux, les oiseaux à chanter, comme si l'évêque n'était pas là... Impassible au milieu de cette symphonie, Mgr l'Evêque cherche l'inspiration et, le stylo levé, commence à déclamer d'une voix qui se veut pastorale:
- Chers Amis du secteur paroissial...
- Chers Amis du secteur paroissial, dit l'évêque de sa voix qui se veut pastorale...
Un éclat de rire l'interrompt; il se retourne et ne voit rien qu'un gros pivert qui le regarde en riant, perché sur la pile de dossiers. L'évêque hausse les épaules et veut continuer son discours; mais le pivert l'interrompt encore et lui crie de loin:
- A quoi bon?
- Comment! à quoi bon? dit l'évêque, qui devient tout colère; mais c'est l'avenir de l'Eglise qui se joue; et, chassant d'un geste cette bête effrontée, il reprend de plus belle:
- Chers Amis du secteur paroissial...
- Chers Amis du secteur paroissial..., a repris l'évêque de plus belle.

Mais alors, voilà que les saintes et les saints qui sont sur leurs socles se penchent vers lui et lui disent doucement:
- Monseigneur, ne voyez-vous pas comment nous portons en silence vers le Seigneur les soucis des hommes qui se recueillent dans cette chapelle?

Et les insectes grimpant le long des vitraux lui font dans la pénombre une musique divine; et dans les branches, autour de la chapelle, des tas de fauvettes viennent lui chanter leurs plus jolis airs: et l'ambiance de cet endroit - qui a pour le moment échappé aux restructurations diocésaines - conspire pour l'empêcher de composer son discours. Toute l'ambiance conspire pour l'empêcher de composer son discours...

Monseigneur l'Evêque, grisé de beauté, ivre de silence, essaie vainement de résister au nouveau charme qui l'envahit. Il s'agenouille devant l'autel, regrette de ne pas être plus présentable, balbutie encore deux ou trois fois:
- Chers Amis du secteur paroissial... Chers Amis du secteur... Chers Amis...

Puis il envoie le secteur paroissial au diable; et les promoteurs des nouvelles structures diocésaines n'ont plus qu'à se voiler la face.
Voilez-vous la face, ô promoteurs des nouvelles structures diocésaines!

Lorsque, au bout d'une heure, le Vicaire épiscopal et l'équipe des laïcs en responsabilité, inquiets de leur évêque, sont entrés dans la chapelle, ils ont vu un spectacle qui les a fait reculer d'horreur... Monseigneur était à genoux sur le dallage, habillé comme doit l'être un évêque. Il avait jeté loin de lui sa pile de dossiers importants;
... et, tout en regardant le vieil autel fleuri que personne n'avait encore songé à déplacer ou à démolir, Monseigneur l'Evêque priait.

D'après Alphonse DAUDET, "Le sous-préfet aux champs".

lundi, octobre 02, 2006

Fautes


"Si l'on tombe quelquefois, c'est une raison de plus pour doubler d'efforts, et l'on retire cet avantage qu'on se connaît mieux pour ce que l'on est.
Ne vous tracassez plus de vos défauts ; mieux vaut les surveiller et les corriger, sans s'émouvoir.
L'essentiel n'est pas d'être sans défauts, mais de les combattre résolument dès qu'on les apreçoit.
Mais que me servirait de reconnaître, ô mon Sauveur, la grandeur et le nombre de mes fautes, si mon coeur n'était pas dans la résolution de s'en détacher pour jamais.
Il n'y a qu'une chose à faire quand on a manqué, c'est tout simplement de se remonter et de mieux faire."

Dom Guéranger (1805-1875)

dimanche, octobre 01, 2006

26ème dimanche du temps ordinaire B


Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc (Mc 9,38-43 Mc 9,45 Mc 9,47-48)

Jean, l'un des Douze, disait à Jésus: "Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent."


Homélie

Scruter les Écritures pour éviter le péché

Catéchèse de Syméon le Nouveau Théologien (+ 1022)

Catéchèses, 3, SC 96, 298-305

Est-ce que tu ne frémis pas, mon ami, en entendant Dieu te dire chaque jour par toute l'Écriture divine : Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche (Ép 4,29). Amen, je vous le dis, vous rendrez compte d'une seule parole creuse (cf. Mt 12,36), et: Vous recevrez une récompense pour avoir donné de l'eau fraîche (cf. Mc 9,41). <>

Ne vous trompez pas, mes frères, Dieu aime les hommes, il est miséricordieux et compatissant, j'en témoigne et je le confesse: et c'est par sa compassion que j'ai l'assurance d'être sauvé. Sachez cependant que ceux qui ne se repentent pas et ne gardent pas ses commandements avec une exactitude parfaite et avec beaucoup de crainte, ne profiteront nullement de cette compassion. Dieu leur infligera une punition plus sévère qu'aux nations impies et non baptisées.

Ne vous y trompez pas, mes frères, aucun péché ne doit vous paraître petit, et aucun ne doit être pris par nous à la légère, sous prétexte qu'il ne cause pas un dommage si considérable à nos âmes. Car les serviteurs fidèles ne font pas la différence entre un petit péché et un grand: n'auraient-ils péché que par un regard, une pensée ou une parole, qu'ils seraient dans un état semblable à ceux qui ont déchu de l'amour de Dieu, et je suis convaincu que cela est vrai. Quelqu'un a-t-il formé la plus petite pensée contraire à la volonté de Dieu? S'il ne s'en repent aussitôt, s'il ne repousse pas l'assaut de son imagination, mais accueille cette pensée et la conserve en soi, cela lui est compté comme un péché; même s'il ne sait pas que cette pensée est mauvaise, il lui en est tenu compte. <>

Nous devons donc être très vigilants et zélés; il nous faut beaucoup scruter les Écritures. En effet, le Seigneur nous a fait voir l'avantage que celles-ci nous procurent quand il a déclaré: Scrutez les Écritures (Jn 5,39).

Scrutez-les et retenez avec beaucoup d'exactitude et de foi tout ce qu'elles disent. Ainsi, connaissant exactement la volonté de Dieu par les divines Écritures, vous serez capables de distinguer, sans vous tromper, le bien du mal, au lieu de prêter l'oreille à n'importe quel esprit et d'être emportés par des pensées funestes.

Soyez certains, mes frères, que rien n'est aussi favorable à notre salut que l'observance des divins préceptes du Seigneur. Nous aurons toutefois à verser beaucoup de larmes, il nous faudra beaucoup de crainte, de patience et de persévérance dans la prière, pour que nous soit révélé le sens d'un seul mot du Maître, pour que nous connaissions le grand mystère caché dans les moindres paroles, et que nous exposions nos vies, jusqu'à la mort, pour un seul détail des commandements de Dieu.

Car la parole de Dieu est comme une épée à deux tranchants qui sépare et écarte l'âme de toute convoitise et de toute sensation corporelle. Plus que cela, elle devient aussi comme un feu brûlant lorsqu'elle ranime l'ardeur de notre âme, lorsqu'elle nous fait mépriser toutes les tristesses de la vie et considérer comme une joie toute épreuve qui survient, lorsqu'elle nous fait désirer et embrasser la mort redoutable aux autres hommes, en nous faisant voir en elle la vraie vie et le moyen d'y parvenir.

Prière

Seigneur, Dieu de l'univers, fais-nous comprendre que les frontières de ton Royaume sont plus larges que celles que nous voulons lui assigner. Permets qu'au lieu d'exclure ceux qui nous paraissent loin de toi, nous consacrions nos forces à retrancher de notre vie tout ce qui nous empêche d'appartenir pleinement à Jésus Christ. Lui qui règne.